Auf den Spuren der Habsburger

Rempart

Rempart
Rempart©Grebo Biberist

On sait mal quand et comment Ensisheim a été fortifié. La chronique de Thann, qui place la construction de l'enceinte en 1224, n'est pas fiable sur ce point.
Le ch√Ęteau. probablement construit dans la seconde moiti√© du XIIIe si√®cle, pr√©c√®de chronologiquement l'enceinte de la ville puisque celle-ci y prend appui et appara√ģt comme le prolongement logique des fortifications castrales.

Il est possible que la construction de l'enceinte ait été tardive: une Ringmauer est citée pour la première fois en 1371 et les chartes de franchise concernant la défense de la ville apparaissent entre 1370 et 1380.

Auparavant la ville n'√©tait peut-√™tre proteg√©e que par le ch√Ęteau, un foss√© et un rempart en terre surmont√© de fortifications en bois. La multiplication des foss√©s √† la fin du XIVe si√®cle et les premi√®res mentions √©crites concernant les tours au d√©but du XVe si√®cle, confirmeraient dans ce cas une r√©organisation compl√®te des syst√®mes  de d√©fense entre 1370 et 1410.

Cette partie de l'enceinte, qui sert de soutènement au jardin de l'ancien couvent des Tiercelines fondé en 1626, est la seule qui n'ait pas été réduite de hauteur en 1753.

Les portes de la ville √©taient au nombre de deux, au moins √§ partir de 1361. Au XVe si√®cle, elles eurent plusieurs noms, en m√™me temps ou successivement: celle de l'ouest fut appel√©e porte de l'Ill, du moulin ou haute et celle vers l'est, d'abord Holtzbr√ľckenthor puis porte de
Réguisheim, de Bäle, St-Martin ou basse.

Les dates de construction ne sont pas connues, mais d'importantes modifications furent réalisées au début du XVIe siècle.

En 1525, la guerre des Paysans faisait rage autour de la ville qui échappa de peu à un siège et fut le théatre d'une répression sanglante. C'est ä cette époque que la porte de l'Ill fut doublée par une deuxième porte faisant office de barbacane d'entrée.

Sur l'emplacement de l'ancienne porte de Réguisheim, il ne subsiste qu une poterne permettant l'accès au boulevard équipé d'artillerie, mis en place par l'architecte Specklin dans la seconde moitié du XVIe siècle. Les deux portes ont été abattues en 1806. Le musée de la Régence conserve le linteau de la porte de l'Ill.

Dans les années 1580 fut achevé la construction d'une seconde enceinte, à 25 mètres de la première, d'après les plans de l'architecte militaire strasbourgeois Daniel Specklin et sur résolution de l'archiduc Ferdinand d'Autriche.

C'était un rempart de terre, renforcé à l'extérieur par de puissants murs, flanqué de tourelles rondes et de bastions d'artillerie, protégé au sud par le Quatelbach qui permettait d'inonder à volonté les ouvrages. Ces installations s'avérèrent cependant insuffisantes: lors de la guerre de Trente Ans, ou guerre des Suédois, la ville fut prise et reprise sept fois entre 1632 et 1637.

Cette nouvelle ligne de d√©fense met en √©vidence le caract√®re obsol√®te des fortifications m√©di√©vales face aux nouvelles techniques de si√®ge o√Ļ l'artillerie joue un r√īle pr√©pond√©rant.

EN IMAGES

Représentation du premier duc d'Autriche dès 1156, Henri Jasomirgott. (Vitrail, Zisterzienserabtei Stift Heiligenkreuz, A-Heiligenkreuz)

Top 5

(Kopie 5)