Les villes
Comme à l'époque carolingienne ne subsistent que trois villes: Strasbourg, Bâle, Constance. Au début du XIIIe siècle, d'autres villes, moins importantes certes, apparaissent. Une ville se définit alors comme une agglomération, entourée de murs, jouissant d'un droit particulier accordé par son prince: Colmar, Sélestat, Munster sont ainsi érigées en ville par leur seigneur: l'empereur. Altkirch, Thann ou Ensisheim voient leur statut reconnu par leur seigneur, le comte de Ferrette ou le comte de Habsbourg. Dès le début du XIVe siècle, les villes apparaissent comme de nouvelles forces politiques autonomes. Les villes impériales d'Alsace finissent par s'unir en une ligue, la Décapole d'Alsace, officiellement reconnue par l'empereur Charles IV en 1354. Quant aux villes seigneuriales, elles constituent les principales sources de richesse de leur possesseur: des foires s'y réunissent, on y trouve des cabarets (où est perçu un impôt proportionnel à la quantité de vin vendue: l'umgeld), et, dans les cités les plus importantes, les métiers s'organisent en corporations.






















