Auf den Spuren der Habsburger

L'histoire

Dans les temps les plus reculés du Néolithique Ancien, se profilent déjà à l’horizon, au Sud d’Ensisheim, les hautes couvertures de chaume des grandes fermes danubiennes édifiées aux " Octrois et Radfeld " par les premières vagues migratrices de la Civilisation de la Céramique Rubanée venue d’Europe Centrale au Ve millénaire avant J.C.
Les fouilles archéologiques de ces sites rubanés confirment en ces lieux une occupation humaine continue allant des périodes préhistoriques à l’époque carolingienne.
Or, malgré l’existence de l’agglomération carolingienne qui s’est développée à l’emplacement des buttes danubiennes des Octrois, les origines d’Ensisheim demeurent assez vagues. Dans une mention de 768, le village est cité sous le nom d’Enghisehaim.
Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, Rodolphe de Habsbourg, qui accède à la dignité impériale, fait construire le puissant château de la Koenigsbourg. La présence de cette forteresse a sans doute entraîné le déplacement du village primitif.
En 1431, l’empereur Sigismond établit à Ensisheim le siège de la Régence d’Autriche et en fait la capitale de ses possessions en Haute-Alsace, Pays de Bade et Suisse du Nord.
Le 7 novembre 1492, une météorite de 250 livres tombe dans un champs près de la ville Sébastien Brant (1458 – 1521) auteur de la fameuse " Nef des fous " utilise la circonstance de la chute de la météorite pour exercer son influence sur Maximilien d’Autriche en écrivant ses " feuilles volantes relatives à la Pierre de Tonnerre " qui invitaient le roi à partir en guerre contre les Français. Les fonctions administratives et juridiques de la ville lui confèrent une prospérité qui culmine à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle. Ensisheim est alors une commune essentiellement rurale où résident plus de 200 familles nobles et où fonctionne de 1585 à 1634 un atelier monétaire devenu, après Strasbourg, le plus important d’Alsace.
Mais devant l’ombre dévastatrice de la guerre de la guerre de Trente Ans (1618 –1648), l’administration impériale évacue Ensisheim en 1630. Dans cette effroyable tourmente qui s’abat sur l’Alsace, Ensisheim sera de 1631 à 1638 saccagée à sept reprises. Les dramatiques conséquences de cette guerre allaient causer sa ruine et son déclin.
Par le traité de Wesphalie en 1648, les possessions des Habsbourg sont cédées à la couronne de France qui en assure l’administration en créant à Ensisheim une chambre royale et souveraine qui, en 1658, devient le conseil Souverain, puis en 1662, le Conseil Provincial.
Ensisheim redevient ainsi capitale de la province française d’Alsace. Cette fonction sera de courte durée. Au retour des troupes impériales en 1674, le Conseil Provincial se retire à Brisach .
La ville sera définitivement reprise l’année suivante par le maréchal Turenne. Le château sera rasé en 1682. Le départ du Conseil Souverain contribue à l’effacement d’Ensisheim, rétrogradée au rang de chef-lieu de baillage jusqu’à la Révolution. A la fin de l’Empire, la ville sera une nouvelle fois occupée de 1814 à 1820 par les Cosaques et les Autrichiens.
Au début du XXe siècle, le développement de l’extraction de la potasse est à l’origine d’un nouvel essor pour la ville qui aura encore à subir de nombreuses destructions lors de la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, Ensisheim est devenu un centre démographique et économique important.

Hommes célèbres nés à Ensisheim:

  • Le curé RASSER (1535-1594), prédicateur renommé, fondateur d'un collège Jésuite à Ensisheim (aujourd'hui la Maison Centrale de détention)
  • · Jacob BALDE (1604-1668), prêtre Jésuite, professeur et prédicateur à la cour de Bavière à Munich. Ce grand poète néo-latin fut admiré et honoré par les critiques de son temps qui le comparaient à Horace.
  • Léon BOELMANN (1862-1897), organiste compositeur

EN IMAGES

Représentation du premier duc d'Autriche dès 1156, Henri Jasomirgott. (Vitrail, Zisterzienserabtei Stift Heiligenkreuz, A-Heiligenkreuz)

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